Décalé

17 janvier 2006

Où l'on reparle de la peine de mort.

Entendu ce matin sur France Inter, un député de droite qui disait qu'il ne signerait pas le texte qui inscrira l'abolition de la peine de mort. L'argument invoqué est qu'il veut pouvoir à un moment donné éventuellement rétablir la peine de mort si des événements importants menacent la France (à la vitesse où vont les choses, avec la politique ultra-sécuritaire de la France, les jeunes des banlieues seront bientôt catalogués dans cette parties). Les exemples qu'il prend restent quand même des exemples plus impressionnants : si la France subissait un Goering, un Milosevic ou un Hitler, il faudrait pouvoir avoir la peine de mort.
J'ai envie de lui répondre qu'un Goering, un
Milosevic ou un Hitler reste un homme malgré tous les maux qu'ils ont faits et pour cette raison, il ne faut pas rétablir la peine de mort.
Et puis, on peut se dire, à l'inverse que si l'abolition de la peine de mort définitive n'est pas marquée dans la constitution, un nouveau régime tel que celui de Vichy pourrait la rétablir. Son argument ne tient donc pas.
Nous pouvons être fiers d'avoir aboli la peine de mort. Nous avons en plus signé les traités européens qui interdisent un retour à la peine de mort, alors qu'est-ce que ça changerait de l'inscrire dans la constitution puisque de toute façon, on n'a plus le droit d'y revenir. Messieurs les parlementaires, faîtes un effort, réfléchissez et approuvez ce texte.

1 Commentaires :

  • Espérons que tous nos chers parlementaires n'ont pas en tête des exemples aussi extrêmes que celui d'Hitler ou d'un dictateur quelconque.

    Par Anonymous lafrenchie, à 04 novembre, 2006 14:15  

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